Refus de la religion et de l'autorité

La pensée de Reclus se résume à : "Ni Dieu, ni maître". En effet, il refuse l'aide et l'existence de Dieu, pour se consacrer aux hommes.

Le refus de Dieu, de l'autorité n'est pas un reniement. Elisée craint plus la simulation des croyances que certains dogmes. Il craint les scientifiques qui deviennent maîtres à la place d'un "Dieu Idole". Reclus refuse d'établir une soumission à une loi. Il hait l'idée naissante de "surhomme". Il craint qu'un dictateur engendré par de basses idées, de faux progrès n'ensevelisse la dignité humaine.


In Le problème de l'incroyance au XVI° siècle
Edition Albin Michel


Reclus ne juge pas, il constate, il a un rêve sous-jacent : que l'histoire des hommes se modifie en douceur par et pour une grande idée à partager, loin des dogmes et des interdictions. La bonté est une garantie pour Reclus, elle exerce une force ni offensive, ni dissuasive, elle opère du conscient à l'inconscient et inversement. "Jurez de consacrer votre vie à diminuer le poids des douleurs qui pèsent sur le monde."

Pour lui, c'est la seule boussole permettant d'éviter les pièges de la vanité, de la peur et de l'isolement.

En clair, Reclus craint plus la simulation des croyances que certains dogmes ; il craint aussi les scientifiques qui deviennent maîtres à la place d'un Dieu Idole. Encore une fois, Reclus en refusant le pouvoir inculqué (religieux ou politique) accoste sur une une rive nouvelle : la liberté d'être est d'avoir sa propre conscience.